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Catherine de Médicis, reine de France
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Gravure de Léopold Massard, et texte, l'un et l'autre extrait de l'ouvrage Catherine de Médicis, épouse de Henri II, roi de France, naquit à Florence en 1519. Elle était fille unique de Laurent de Médicis, duc d’Urbins et nièce du pape Clément VII. Un calcul d’intérêt de la part de François Ier décida le mariage de cette princesse avec Henri, le second des fils du monarque que nous venons de nommer, et qui avait besoin d’une forte somme d’argent que lui fournit le duc Laurent. Elle fut trois fois régente du royaume : la première, pendant le voyage de Henri II en Lorraine ; la deuxième, pendant la minorité de Charles IX ; la troisième, depuis la mort de ce dernier jusqu’au retour de Henri III, alors roi de Pologne. Son objet principal, pendant sa deuxième régence, fut de diviser par l’intrigue ceux qu’elle ne pouvait séduire avec des dignités et de l’argent. Placée entre les Catholiques et les Réformés, les maisons de Bourbon et de Lorraine, elle tint les partis dans l’agitation pour rester seule maîtresse. Elle accorda, aux instances des Réformés, le colloque ou conférence de Poissy en 1561, et, l’année suivante, le libre exercice de leur religion, dans la crainte que la jonction des Guises au roi de Navarre ne rendît ce parti trop puissant. A la majorité de Charles IX, elle se fit continuer l’administration des affaires, et entretint la même division dans les partis. Ayant fait une levée de troupes, sous le prétexte de mettre la France en garde contre les projets du duc d’Albe, mais réellement pour dompter les Réformés, ce parti en prit ombrage et la guerre civile éclata dans le royaume. Ce fut en grande partie par les conseils de cette princesse astucieuse que l’horrible massacre de la Saint-Barthélemy fut ordonné. L’histoire a consacré l’indifférence (pour ne pas dire plus) avec laquelle Catherine contempla ce spectacle de désolation et de déchirante mémoire. Elle se brouilla avec Charles IX vers la fin des jours de ce dernier, ensuite avec Henri III, et mourut en 1589. Ceux qui ont accusé cette reine d’avarice l’ont mal appréciée à cet égard. Elle démontra constamment son penchant à la dépense. Prodigue pour ses plaisirs, elle satisfit également son goût éclairé pour les sciences et les arts. Elle fit venir de Florence une partie des manuscrits que son bisaïeul, Laurent de Médicis, avait acquis après la prise de Constantinople par Mahomet II. On construisit, par ses ordres, le palais des Tuileries, l’hôtel dit de Soissons, les châteaux de Monceaux, de Chenonceaux et d’autres édifices également remarquables par une architecture dont on ne connaissait pas encore les vrais principes avant l’arrivée de cette princesse en France. Catherine joignit encore aux qualités et aux vices que nous avons signalés la superstition et la galanterie ; elle tenait peut-être l’une de sa première éducation, mais l’exemple de l’autre lui avait-été positivement donné à la cour de François Ier.
Son costume : Le costume de cette reine célèbre se compose d’une saye sur le devant de laquelle on remarque des boutons ; d’une jupe largement plissée et d’un manteau surmonté d’une pièce d’étoffe ou collet montant que nous avons remarqué dans d’autres portraits de cette princesse. Cet habillement est entièrement noir.
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![]() Catherine de Médicis, femme de Henri II gravure de Pierrre-Louis Lanté |
Gravure et texte extrait de l'ouvrage la 'Galerie des femmes célèbres' Catherine de Médicis,née à Florence, le 15avril 1519, épousa le second fils de France. Catherine devint un des ornements de la cour de François Ier, où se trouvaient déjà tant de belles femmes. Elle y usa d’une dissimulation profonde. L’attachement de son mari pour Diane de Poitiers, aurait dû l’offenser ; elle ne parut pas y faire attention. Devenue Dauphine (en 1536), elle ne changea point de conduite, et chercha à être de toutes les parties que le Roi et le Dauphin faisaient. Pour montrer ses jambes chaussées en bas de soie, elle inventa la mode de mettre une jambe sur le pommeau de la selle, au lieu d’aller, comme on disait alors, à la planchette, c’est-à-dire assise, les pieds appuyés sur une planchette. Reine, elle ne se contenta pas d’avoir la favorite dans son parti ; elle y mit le connétable de Montmorency, qui partageait avec Diane l’autorité. Quoi qu’il en soit, du vivant de son mari, elle eut peu de crédit. Ce prince ayant résolu son expédition d’Allemagne en 1552, la déclara régente ; ce dont il ne pouvait guère se dispenser. Catherine était mère du Dauphin François, de Charles duc d’Orléans, et du duc d’Anjou. Henri mourut en 1559. François II, qui montait sur le trône, n’avait pas seize ans, et était débile ; Catherine entreprit de régner sous le nom de son fils, qui cessa de vivre le 15 décembre 1560. Sous Charles IX, âgé de dix ans et demi, nouvelle carrière à l’ambition de Catherine. Henri III aimait les plaisirs ; Catherine l’entretint dans ce goût. Cette princesse mourut le 3 janvier 1589, âgée de soixante-dix ans. Comme Laurent son père, elle avait eu le goût des fêtes. Cela parut surtout dans trois occasions. Après la pacification des premiers troubles, en 1561, elle donna, à Fontainebleau, des spectacles dont la magnificence étonna tous les spectateurs. L’entrevue de Bayonne, au mois de juin 1565, confondit la vanité espagnole. Enfin, lorsque les Polonais vinrent chercher le duc d’Anjou, leur roi, ils avouèrent que la réalité surpassait encore leur imagination, surtout après le superbe festin et le ballet des seize dames, représentant autant de provinces de France, qui furent donnés au château des Tuileries. Catherine de Médicis affrontait les périls, même ceux de la guerre, avec toute l’intrépidité d’un héros ; cependant on trouva après sa mort, des talismans et d’autres preuves de sa faiblesse pour la magie. Montaigne reproche aux femmes de son temps, de se serrer les côtes avec des éclisses de bois, pour avoir la taille fine. C’était une mode récente. Catherine de Médicis, dans le commencement de son séjour en France, avait inventé de nouvelles parures, entre autres le corset, espèce de gaine qui emboîtait la poitrine depuis le dessous des mamelles jusqu’au défaut des côtes, et qui finissait en pointe sur le ventre. |
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